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Les femmes enceintes peuvent-elles manger des fruits et légumes sans se méfier ?

Grossesse : manger des fruits et légumes ?

A priori, rien de plus sain que de se nourrir de fruits et légumes, dont on ne cesse de nous rabâcher qu’il faut en consommer au moins 5 par jour. Ils sont pleins de fibres, peu caloriques, bourrés de vitamines : le cocktail gagnant pour une future maman qui craint de prendre trop de poids. Oui mais… de nos jours, qui dit fruits et légumes dit pesticides. Et qui dit pesticides dit poison. Alors, le cliché de la fringale de fraises chez les femmes enceintes doit-il être dénoncé ?

Les vases communicants

Tout d’abord, il faut bien être conscient du fait que les substances néfastes ingérées par la future maman, notamment par le biais de l’alimentation, se retrouvent dans le placenta, qui fournit au fœtus toutes les ressources dont il a besoin pour se développer. Ainsi, l’ONG américaine Environmental Working Group a analysé en 2009 le sang du cordon ombilical de dix nourrissons, au sein d’une maternité, et y a découvert en moyenne plus de 200 produits chimiques, dont 20 pesticides ! Donc un chose est sûre : tout ce que vous avalez pendant votre grossesse se retrouvera présent dans l’organisme de vote bébé. Il s’agit de trier le bon grain de l’ivraie…

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Tout passe par le cordon ombilical

Attention danger (âmes sensibles s’abstenir)

Une étude, publiée en 2011, réalisée en Californie et portant sur 329 enfants a mis à jour le lien existant entre la consommation par la femme enceinte de pesticides organophosphorés (parmi les plus utilisés) et le quotient intellectuel des enfants sept ans plus tard. En moyenne, les enfants dont les mères avaient consommé régulièrement, pendant leur grossesse, des fruits et légumes de l’agriculture conventionnelle sans prendre de précautions particulières, avaient un QI de 7 points inférieur à ceux qui n’avaient pas été exposés à ce type de pesticides.

Par ailleurs, il semble que l’hyperactivité (TDAH, « troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité) et l’autisme, qui touchent de plus en plus d’enfants européens, soient dus en partie à la consommation de pesticides par la mère enceinte.

On parle aussi de lien de cause à effet entre la consommation d’aliments contenant des pesticides et la prévalence de leucémies (étude de M.C. Turner réalisée en mars 2011, “Residential pesticides and childhood leukemia: a systematic review and meta-analysis”). Ou encore de risque accru d’hypospadia (une malformation du pénis à la naissance) chez les garçons dont les mères avaient eu une alimentation conventionnelle pendant leur grossesse par rapport à ceux dont les mères avaient adopté une alimentation bio.

your child is what you eat
Your child is what you eat

On remet le trouillomètre à zéro

Tous ces spectres de maladies font peur, or notre propos n’est pas d’être anxiogène, mais bien de sensibiliser aux dangers représentés par les pesticides dans l’alimentation de la femme enceinte. Ensuite, une fois la prise de conscience réalisée, il existe des moyens de se prémunir des dangers potentiels. Soit en consommant bio (c’est plus cher, on vous l’accorde !), soit en s’efforçant de supprimer tant que possible les pesticides sur les fruits et légumes du commerce. Pour cela, lire notre article « Comment se débarrasser des pesticides sur les fruits et légumes ? »

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Cf Le Guide antitoxique de la grossesse, Dr Laurent Chevallier et Claude Aubert, éditions Marabout, 2015.

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